Témoignage de Le Jihécène, qui nous partage comment la passion d’un sport, le temps et la pratique sportive peuvent contribuer à reprendre sa vie en main. Il nous rappelle que « Comme la pratique sportive, la santé mentale doit s’entretenir. » – Merci Le Jihécène 🙏
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« L’âge n’est qu’un chiffre.
Pourtant.
2021.
Cap de la trentaine passé.
Un choc créé en moi.
Jamais eu de relation amoureuse.
Pas de vie de famille.
Vie professionnelle incertaine.
Pas de projet concret.
Indépendance non effectuée.
Peur de la solitude.
2022.
Sortir de ma zone de confort.
Une situation financière confortable.
Merci la famille.
Achat de mon appartement.
Aucune euphorie.
Simple investissement.
Entrer dans la vie.
Rentrer dans le rang.
Être comme tout le monde.
2023.
Solitude.
Dépression.
Déficit budgétaire.
Mal manger.
Perte de motivation.
Prise de poids.
Heures passées sur les applis de rencontres.
Rien.
2024.
Arnaque à l’amour.
Adieu mamie.
Horizon noir et bouché.
1er juin 2024.
Madrid bat Dortmund 2-0 en finale de la Ligue des Champions.
Juste anecdotique.
Juste un contexte chronologique.
Énième échec sentimental.
Celui de trop.
C’était quitte ou double.
Ma vie aurait pu basculer dans l’optimisme.
C’est décidé.
Je veux en finir.
J’écris ma lettre d’adieu.
Je suis dans un état second.
Une chose me retient.
Le seul amour de ma vie : mon équipe de football.
Impossible de partir sans avoir réalisé un Grand Chelem.
Je me laisse un an pour reprendre ma vie en main.
2 juin 2024.
J’appelle mon meilleur ami.
Je pars avec toi en Écosse.
3 juin 2024.
Je vends mon appartement.
Le restant de l’année 2024, les choses évoluent.
Les jours dans mon appartement sont comptés et j’éprouve un certain soulagement.
Je me réinscris à la salle de sport et je fais quelques petits voyages sympathiques grâce à mon équipe de football.
En 2025, les choses évoluent enfin dans le bon sens.
Je me fais plaisir avec quelques achats.
Je décide de tester la collocation.
Une expérience extraordinaire au début.
Hélas, les personnes partent au fil du temps. L’alchimie n’est pas la même avec les nouveaux.
Petit retour à la normale, avec une tristesse qui revient.
Malgré tout, je ne me laisse pas abattre. Grâce à un ami, je m’inscris au Marathon de Lille.
2026.
Je me dois d’accepter ce que je suis : un autiste Asperger.
Je décide de revoir Estelle rencontrée dans des associations spécialisées, de longues années auparavant au début de mon diagnostic en 2015.
Comme la pratique sportive, la santé mentale doit s’entretenir.
Pas de laisser aller.
J’ai besoin de nouveaux défis pour être épanoui.
Le Marathon me pousse à une rigueur sportive et nutritionnelle.
Je décide de vivre chez papy, afin de le combler lui-aussi de sa solitude depuis que mamie n’est plus là.
Je m’occupe de sa maison en souhaitant lui offrir un rafraîchissement.
Je suis également devenu bénévole au sein d’un café solidaire dans ma nouvelle commune.
Je vais également redevenir travailleur indépendant et regoûter à cette autonomie et cette liberté.
De beaux défis en perspective pour cette fin d’année 2026 avec un beau petit voyage prévu en Norvège au mois de novembre.
Et de quoi bien démarrer 2027.
Deux ans auparavant, j’aurais pu ne jamais vivre cela. »
Image créée avec Magnific
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